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Patrimoine Religieux

Découvrez le patrimoine religieux de Stenay et ses environs village par village.

AUTREVILLE

Eglise d'Autreville

L'église actuelle remplace l'église Saint-Lambert de l'ancien village de Soupy, qui était église-mère des paroisses de Moulins-Saint-Hubert et Autreville. Celle-ci fut détruite en 1871, alors que le village de Soupy lui-même avait disparu au XVIIe siècle.

La nouvelle église a été construite par l'abbé Dumay, curé de Moulins et Autreville.

On sait qu'il n'eut pas de chance : les notaires chez qui il avait déposé les fonds récoltés firent faillite, la construction fut arrêtée par la guerre... Le clocher fut donc écourté, les chapiteaux et la rosace du portail ne furent jamais sculptés. L'église fut néanmoins bénite le 29 avril 1872 par Mgr Hacquard, évêque de Verdun. Il s'agit d'une église très sobre, non orientée, imitant le style roman ogival du XIIIe siècle.

L'actuel cimetière d'Autreville contient douze pierres tombales remarquables, marquant les sépultures de Thomas de Hols (décédé le 12 janvier 1555), Gérard de Praille (XVIe siècle), Thierry Guillemin (décédé le 4 janvier 1612), Gilles Lecuy (1628), Jean Trubert (1709), Jean Mousson (1744), Rosse Demoulin (1776), Louis Dupuis (1731)... Le monument de Thomas de Hols, par exemple, est constitué d'un bas-relief représentant le Christ en croix avec la Vierge et Saint-Jean. Elles proviennent du cimetière commun à Moulins et à l'ancien village de Soupy.

BAâLON

Eglise de Bâalon

L'église actuelle a été construite à la fin du XVIIIe siècle, comme le prouve la façade principale, très décorée, surmontée d'un fronton triangulaire dominant une statue de Saint-Blaise.

L'intérieur est divisé en trois nefs et contient encore un mobilier original.

BEAUCLAIR

Eglise de Beauclair Avant la Révolution, la paroisse de Beauclair était annexe de Tailly (08) et en 1802, elle deviendra annexe de Halles-sous-les-Côtes.

Beauclair ne possédait donc pas d'église et, jusqu'en 1835, la population utilisait la chapelle castrale.

La petite église actuelle est sans style particulier. Son entrée est encadrée par deux têtes d'angelot, une ancienne et une réplique datée de 1922.

BEAUFORT-EN-ARGONNE

Eglise de Beaufort-en-Argonne L'ancienne église de Beaufort a été incendiée par les Huguenots vers 1570.

Le bâtiment actuel a été reconstruit au XVIIIe siècle et le chœur date de 1910. Elle a été très endommagée lors des combats de 1914.

Son intérêt réside dans son mobilier, provenant paraît-il de l'ancienne chartreuse du Mont-Dieu, dans les Ardennes. Le globe surmonté d'une croix, symbole de l'ordre des Chartreux se retrouve à l'intérieur de l'église, au-dessus de l'entrée.

BROUENNES

Eglise de Brouennes Construite au XIIe siècle, l'église de Brouennes a reçu plusieurs modifications en 1441, vers 1550, en 1584 et 1655 ; voûtée en 1633 (clé de voûte datée), elle a enfin été restaurée en 1714, comme le prouve une date au-dessus d'une fenêtre du chœur.
Construite suivant un mélange de style roman et ogival, c'est une magnifique église rurale à une nef, très bien conservée et contenant un mobilier ancien remarquable, dont l'accès s'effectue par une tour-porche.

Les deux chapelles voûtées sont de style ogival flamboyant ; l'une d'elles, la chapelle Saint-Michel, était réservée pour la famille de Maret de la Loge, seigneurs de Brouennes et Bronelle.

CESSE

Eglise de Cesse

L'église de Cesse a été reconstruite en 1893 dans le style du XIIe siècle, à la place d'un sanctuaire des XIIIe-XVe siècles.





HALLES-SOUS-LES-CôTES

Eglise et Lavoir de Halles-Sous-Les-Côtes L'église de Halles-sous-les-Côtes est véritablement une église de pèlerinage.

Elle a été construite au centre du village en trois phases : la nef en 1788, le clocher en 1855, le chœur et le transept en 1860 seulement. Elle dispose également d'un vaste espace extérieur pour accueillir les pèlerins.

Sa façade en petit appareil est uniquement décorée de deux petites niches avec statues. L'entrée est simplement surmontée d'un fronton triangulaire sans décoration.

L'intérieur est lui aussi très vaste, d'une capacité supérieure à la population habituelle de la paroisse. Il possède un riche mobilier de pierre du XIXe siècle.

Le flanc des Côtes de Meuse accueille un calvaire en fonte avec Christ en croix entouré de la Vierge, de Saint-Jean et de Marie-Madeleine à genoux.

Au pied de la côte, une grotte artificielle abrite la statue de Notre-Dame-de-Montserrat, bénite en 1899, et protège la source miraculeuse, rendez-vous des pèlerins de la région.. On y accède après un parcours facile et agréable à travers prés et vergers dominant progressivement le village.

INOR

Eglise d'Inor

La façade de l'église paroissiale porte la date de 1719 et elle a été consacrée le jour du sacre de Louis XV (9 septembre 1722).

Partiellement détruite en 1940, elle a été restaurée en 1954. Sa façade, presque austère, possède cependant quelques éléments de l'art baroque rural que l'on rencontre ailleurs dans la région.

LAMOUILLY

Eglise de Lamouilly Enclavée dans les constructions, l'église de Lamouilly est peu visible de la route.

On y accède par un beau portail classique ; une autre porte est surmontée d'un tympan monolithe avec croix grecque.

La tour du XVIe siècle est accolée à la nouvelle église, bénite par dom Scholtus, abbé d'Orval, en 1767. Le cimetière ancien qui l'entourait a été désaffecté en 1955-1956. L'intérieur a été très modernisé.

Chapelle Saint-Donat de Lamouilly Le massif s'étendant à l'est de Lamouilly était jadis ceinturé de nombreuses chapelles rurales, certaines étant placées sous le vocable de Saint-Donat, qui protégeait de la foudre.

Le territoire de Lamouilly en possédait au moins deux : la chapelle Saint - Donat (construite en 1827, aujourd'hui disparue) et la chapelle Saint - Walfroy ou Notre-Dame-de-Bon-Secours, qui domine le village et la vallée de la Chiers. C'est une petite construction aux ouvertures réduites, sans décoration particulière.

LANEUVILLE-SUR-MEUSE

Eglise de Laneuville L'église de Laneuville est un vaste édifice situé au centre du village.

Sa particularité vient de son clocher élancé, encadré par quatre clochetons pyramidaux. La nef paraît relativement basse de l'extérieur, surtout par rapport au chœur, plus étroit.

L'intérieur se remarque surtout par la décoration du chœur (XIXe siècle). L'église a été construite à partir de 1697 et fut bénite le 14 décembre 1704 par Nicolas - Joseph Nicolet du Jardinet, curé de Stenay. Le clocher a été restauré en 1980.

Eglise de Laneuville - Vue intérieure Un petit oratoire a été construit après la première guerre mondiale route de Beaumont avec des pierres provenant de l'ancienne chapelle Saint-Dagobert de Stenay.

Cette chapelle ayant elle-même été édifiée à l'emplacement d'un cimetière gallo-romain, plusieurs pierres de Laneuville portent des inscriptions latines du IIIe siècle APJC.

LUZY-SAINT-MARTIN

L'église paroissiale, construite en 1757, a vu son clocher s'élever en 1829 mais a beaucoup souffert des combats de 1914. L'intérieur, relativement simple et dépouillé, a cependant conservé dans le chœur une belle collection de statues modernes. Une petite chapelle rurale a été construite en 1859 par Nicole Dupuis. La chapelle, et une source qui coule non loin de là, étaient jadis un lieu de pèlerinage. A l'extérieur, une plaque signale la restauration récente ; à l'intérieur se trouvent toujours quatre statues : une Vierge à l'Enfant, Saint-Roch (sans son chien), Saint-Hubert (sans son cerf) et Saint-Pierre.

MARTINCOURT-SUR-MEUSE

L'ancienne église de 1771 a été détruite en 1940 (nef) et en 1946 (porche et chœur), pour laisser place à un bâtiment plus modeste mais qui ne manque pas d'intérêt. L'architecte a choisi de reconstruire en pierre calcaire du pays une église à la façade triangulaire élancée mais coupée par un porche massif. Des contreforts viennent également augmenter cette impression de masse. Un clocheton, construit au dessus de la façade principale, ajoute un triangle supplémentaire aux lignes de l'église et augmente son élancement. C'est la dernière église construite dans le canton.

MOULINS-SAINT-HUBERT

L'église de Moulins-Saint-Hubert passe pour être la plus ancienne du canton et aurait été construite au 11e siècle comme église des Bénédictins de Saint-Hubert (Belgique). Elle n'a été donnée aux habitants qu'en 1669 ; avant cette date, les paroissiens allaient à la messe à Soupy, comme les habitants d'Autreville. L'église a été agrandie en 1752 (nef) et 1754 (chœur) ; la différence de maçonnerie se remarque nettement. Le clocher a été restauré en 1824, et l'intérieur en 1896, en 1899 et après la première guerre mondiale. La porte d 'entrée est surmontée de l'inscription " ADOREZ DIEU ".

MOUZAY

Eglise de Mouzay L'église de Mouzay est placée sous le double patronage de Saint Pierre (patron primitif) et de Saint Paul (ancien patron de Charmois).

La tour peut être datée du XIIe siècle mais a perdu sa flèche.

Une colonne, à l'intérieur, précise cette datation. Le portail central en plein-cintre a perdu beaucoup de ses éléments d'origine, de même que les portails latéraux, restaurés en 1867.

L'église elle-même a été restaurée en 1786 dans un style Renaissance. Le bâtiment servit de magasin aux poudres pendant le siège de Stenay en 1654. Aujourd'hui, une simple croix et une source marquent l'endroit où fut assassiné, le 23 décembre 679, en forêt de Woëvre, le roi mérovingien Dagobert II.

La source sort dans un petit bassin maçonné avant de s'évacuer dans son lit naturel. Jusqu'à la fin du XIXe siècle, de nombreux pèlerins venaient encore ici pour prier le saint et planter dans les arbres des ex-votos qui ont aujourd'hui disparu.

NEPVANT

Eglise de Nepvant L'église de Nepvant a été construite en 1785, comme en témoigne la date portée au-dessus du beau porche occupant la majeure partie de la façade et dominé par une tour massive.

Le chœur a par contre été construit vers 1850 et donne à l'intérieur une imitation de style ogival flamboyant (baies, voûtement à six voûtes d'ogives).

L'intérieur possède également une piscine.

OLIZY-SUR-CHIERS

Eglise d'Olizy-Sur-Chiers L'ancienne église, datant du XVIe siècle, possédait dit-on une tour bordée de mâchicoulis.

La nef et le chœur ont été reconstruits en 1840.

Ce bâtiment fut détruit une première fois par un bombardement le 26 août 1914 ; reconstruite en 1928, l'église fut à nouveau bombardée en 1940.

L'église actuelle date de 1948.

POUILLY-SUR-MEUSE

La construction de l'église actuelle commença en 1709 dans le style Renaissance ; bénite dès 1710, on sait qu'elle fut cependant terminée et voûtée en 1713. Son constructeur, l'abbé Jacques, y a été enterré le 11 novembre 1709. Le haut portail d'entrée date du début du XVIIIe siècle : piliers, chapiteaux, frise, fronton triangulaire et pots à feu caractérisent cet élément plus travaillé que les œuvres voisines de la même époque. L'église a beaucoup souffert au 20e siècle : le clocher a été reconstruit en 1951, l'intérieur a été entièrement modernisé et doté de vitraux qui ne manquent pas d'intérêt.

STENAY

Eglise de Stenay L'ancienne église Saint-Grégoire, sans doute construite au XIIIe siècle, a été détruite en 1829 pour faire place au vaisseau actuel, consacré en 1833.

Les constructeurs ont choisi de respecter l'art classique officiel de l'époque et les façades sont peu décorées.

Seule la façade principale a reçu un avant-corps à colonnes cannelées et chapiteaux ioniques supportant un entablement avec frise et un tympan décoré.

On notera les statues de Saint-Pierre et Saint-Paul (sculptées par Schmidlin en 1854) et les médaillons circulaires représentant les quatre Evangélistes. La porte d'entrée est surmontée de l'inscription " VENITE ADOREMUS DOMINUM ". La plus grande partie du mobilier provient de l'ancienne église.

Ecole des Minimes de Stenay Le couvent des Minimes a été fondé en 1609 par le duc de Lorraine pour accueillir un collège de garçons.

Son architecte a été Guyot Roussel, " maître-maçon " de la citadelle et architecte du château de Louppy.

Pour des raisons politiques, les travaux durèrent de 1617 à 1619 et la chapelle ne fut construite qu'entre 1686 et 1689.

Vers 1830, trois ailes du cloître disparurent pour faire place à la rue actuelle. Au début du XXe siècle, les bâtiments conventuels situés au-dessus du sol furent rasés et remplacés par l'école primaire actuelle. Il subsiste cependant les deux niveaux inférieurs (cellules des moines, chambre à four, caves) et surtout une aile du cloître au rez-de-chaussée.

A côté du couvent des Minimes s'installèrent en 1632 les religieuses de l'ordre des Annonciades Célestes, qui dirigeaient une école pour les jeunes filles noble de Stenay. Le bâtiment qui les accueillit était le refuge des moines de l'abbaye de Belval et avait déjà servi d'hébergement aux Minimes à leur arrivée à Stenay. Le clocher et l'église de 1624 ont disparu, mais une partie des bâtiments conventuels subsiste, avec une belle façade sur cour et son ancien pigeonnier.

La maison-Dieu (ou hôpital) de Stenay a été fondée en 1356 par l'ancien mayeur Jean ANCEL. Elle fut confiée aux Antonistes en 1385 puis aux sœurs de Saint-Charles en 1738. L'hôpital - hospice actuel date du 18e siècle. Les fenêtres s'ordonnent sur trois niveaux de part-et-d'autre de la porte d'entrée.

A droite, on remarque deux extensions successives, en particulier une aile de la fin du XIXe siècle en pierre et en brique (ancien pavillon militaire). La chapelle a subi de nombreuses restaurations mais a conservé une partie de son mobilier ancien.

C'est en 1908, après les luttes de la Séparation de l'Eglise et de l'Etat alors que le curé doyen de Stenay, Mgr Mangin avait été chassé de l'église paroissiale, que fut construite la chapelle du Sacré-Cœur. Comme la plupart des lieux de culte construits à cette époque par Ernest Bourgeois, elle est de style roman, précédée d'un clocheton servant d'entrée. La façade porte deux inscriptions intéressantes : d'une part un " chronogramme ", d'autre part la mention du bienfaiteur ayant permis la construction.

La chapelle Saint-Joseph de Cervisy a remplacé vers 1880 la chapelle Saint-Lambert, devenue vétuste et trop éloignée du faubourg.. Construite avec l'aide du Stenaisien Ernest Bourgeois, elle imite un style mi-roman, mi-gothique, comme beaucoup d'églises construites dans la région à la même époque. A l'intérieur, le mobilier est relativement simple. On remarquera en particulier une petite chaire à prêcher en pierre, placée contre le mur, à gauche du chœur, et une table de communion également en pierre.

Au-dessus du faubourg de Cervisy subsistent les ruines de l'ancien ermitage de Saint-Lambert, qui servit de léproserie au Moyen-Age. On peut encore distinguer le chœur du XIIIe siècle, la nef de la même époque, avec de petites ouvertures, ainsi que le logement de l'ermite, construit contre la chapelle au XVIIIe siècle. Près de la chapelle ont été retrouvés plusieurs sarcophages mérovingiens.

En 1972, le Groupement Archéologique de Stenay, à l'instigation du doyen Vigneron, ancien curé de la paroisse, mit à jour le portail de la chapelle du prieuré Saint-Dagobert, enterré lors de la modernisation de la Citadelle au 16e siècle.

Le prieuré avait été fondé après 872 pour accueillir les reliques de Dagobert II, dernier roi mérovingien assassiné dans la forêt de Woëvre en 679. Le tympan, supporté par de fines colonnettes, présente, dans un arc trilobé, un personnage en majesté " le Christ ou Dagobert) encadré par deux orants. Cette scène reprend le sceau de la commune de Stenay. Les vestiges de la chapelle ont été détruits en 1944 et le portail est aujourd'hui conservé dans la salle du souvenir Saint-Dagobert II.

Après les lois laïques sur l'enseignement se créèrent à Stenay deux écoles libres de garçons (Saint-Joseph) et de filles (Sainte-Marie). Cette dernière est constituée de deux bâtiments accolés, construits à quelques années d'intervalle, où alternent pierre et brique. Le rez-de-chaussée est protégé par un préau, alors qu'une galerie court le long du premier étage. Des lucarnes ont été construites sur le toit à forte pente. Au-dessus de l'entrée ont été posées une plaque de marbre indiquant en chiffres romains la date de construction et une statue du Sacré-Cœur.

WISEPPE

Eglise de Wiseppe Il a fallu près d'un siècle pour édifier la petite église de Wiseppe, puisque le chœur a été construit en 1634 et la nef en 1729.

Transformée en 1866 (prolongement de la nef), elle recèle néanmoins d'un mobilier du XVIIIe siècle qui en fait une des plus riches églises rurales du canton.

Elle a été construite le long de la Wiseppe, curieusement isolée au sud du village, à l'extrémité d'un vaste terre-plein.

La façade de pierres régulières comporte deux niches vides de part et d'autre d'un portail classique très simple surmonté d'un fronton triangulaire, lui-même surmonté d'un œil de bœuf et d'un cartouche.

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