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Patrimoine Militaire

Découvrez le patrimoine militaire de Stenay et ses environs village par village.

MONUMENTS

BEAUFORT-EN-ARGONNE (cimetière)

Deux pierres tombales marquent les sépultures de deux officiers tombés en 1914. Le lieutenant Pilardeuau et le capitaine Steff appartenaient au 120e RI, qui avait cantonné à Stenay.

Cinq aviateurs anglais ont également été inhumés dans le cimetière; leur avion avait été abattu le 21 décembre 1942.

CESSE

Dans le bas-côté gauche de l'église a été posé un monument rappelant la mémoire du lieutenant Marcel Thomas, originaire de l'Oise. Une page d'histoire est ici évoquée : les combats du mois d'août 1914 et la résistance des troupes françaises face aux Allemands qui tentaient de franchir la Meuse.

Sur la route de Laneuville à Beaumont, monument en l'honneur de la 87e brigade française, qui participa aux combats de Luzy.

INOR

Quatre monuments rappellent les durs combats qui se sont déroulés sur le territoire de la commune en mai 1940, à l'arrière de la ligne Maginot et après l'offensive allemande sur Sedan. Ici, les troupes françaises résistèrent du 14 mai au 10 juin. On parle de la présence de 70.000 soldats français, de 400 pièces d'artillerie, de 4.000 blessés et de 1.200 tués.

Près du cimetière, s'élève une stèle en l'honneur du 74e Régiment d'Infanterie.

Vers Moulins, se dresse un monument du 14e Régiment de Tirailleurs Algériens et de la Compagnie Divisionnaire Anti-Chars, en bordure de ce que les Allemands ont appelé " l'enfer vert d'Inor ".

LANEUVILLE-SUR-MEUSE

Les combats qui se sont déroulés sur la rive gauche de la Meuse en mai et juin 1940 sont rappelés par un monument original situé à la limite des départements des Ardennes et de la Meuse. Il se présente sous la forme d'une baïonnette géante émergeant du sol. Sur la dalle est également posée une ancre de marine. Ce monument est dédié aux morts de la 1ère Division d'Infanterie Coloniale et aux régiments qui ont combattu là jusqu'au 10 juin ; il a été inauguré le 12 juin 1966 par Pierre Messmer, ministre des Armées.

LUZY-SAINT-MARTIN

Monument de Luzy Le monument élevé par les Allemands constitue un des derniers témoins des combats du 27 août 1914.

Ici, les soldats français s'opposèrent aux soldats allemands qui tentaient de franchir la Meuse et de remonter la vallée vers le sud.

Le monument commémoratif est placé sur un tertre auquel on accède par un escalier ; un garde-corps en pierre ceinture l'ensemble. Deux parties basses complètent ce monument restauré récemment.

Les traces des combats qui ont marqué le premier champ de bataille français (sépultures, monuments) ont aujourd'hui entièrement disparu. Mais non loin du monument allemand, dans la forêt, subsiste un monument circulaire exceptionnel, réunissant les sépultures de 88 militaires français et 118 allemands.

MARTINCOURT

La commune possède quatre monuments rappelant les combats qui se sont déroulés autour et dans Inor entre le 15 mai et le 10 juin 1940, brisant l'avance allemande vers le sud.
Le plus proche et le plus important est dédié aux militaires du 38e Régiment d'Artillerie Divisionnaire du colonel Costa.
Le capitaine Lamy commandait une batterie d'artillerie le 15 mai 1940, lorsque les Allemands lancèrent leur offensive vers la " trouée de Stenay ". Plus tard, il relata ses événements dans un ouvrage intitulé " Un peu de gloire, un peu d'humour, beaucoup de sang ... ". En souvenir de ces combats, il offrit à la commune de Martincourt un buste sculpté par son père Stanislas, placé à l'entrée de la mairie.

MOULINS-SAINT-HUBERT

Le 11 novembre 1918, l'armée américaine a tenu à marquer l'emplacement de ses différentes unités au moment de l'Armistice. La plupart des unités ont utilisé une " boule " portant une inscription qui a aujourd'hui disparu. Certaines unités sont allées plus loin en érigeant un monument particulier. C'est ainsi qu'à côté de la " boule " se trouve encore le monument du 5e corps américain.

MOUZAY

Au lieu-dit " La Grosse Haie ", au cœur de la forêt de Woëvre, un simple monument rappelle la mort de six maquisards, fusillés par les Allemands le 4 août 1944. Les corps furent ensuite transportés dans l'église de Mouzay où fut dressée une chapelle ardente. L'office funèbre fut célébré par l'abbé Millier, qui sera fusillé par la Allemands quelques jours plus tard au fort de Tavannes, près de Verdun.

Les Américains marquèrent l'emplacement de leurs unités au moment de l'Armistice du 11 novembre 1918 par des " boules " (voir à Moulins-Saint-Hubert) mais aussi par des pyramides qui jalonnent les routes meusiennes, comme ici à Mouzay.

NEPVANT

Une simple plaque de marbre rappelle le décès au combat de l'aviateur Karl West, le 5 novembre 1918.

OLIZY-SUR-CHIERS

Situé à l'arrière du front, à quelques kilomètres de la ligne Maginot (ouvrage de Villy - La Ferté), Olizy eut à nouveau à souffrir des combats de 1940. Devant le monument aux morts de la commune, un autre monument rappelle qu'autour d'Olizy, du 14 mai au 10 juin, plus de 1200 militaires français moururent au combat.

STENAY

Cimetière

Avant de quitter la France, les Allemands édifièrent un monument aux soldats prussiens tombés au cours de combats de 1870 - 1871, en particulier pendant les batailles de Beaumont et Sedan. Ce monument marque également l'emplacement d'une fosse commune où reposent 86 soldats.
Une pyramide assez haute marque le souvenir des combats de Beaumont et Sedan, où tombèrent cinq stenaisiens. Des plaques de marbre rappellent ces combats et les noms des combattants. Non loin ont été enterrés les corps de 23 soldats décédés à Stenay et de 12 soldats décédés à l'extérieur.

Entrée sud de la ville

Près de l'emplacement des anciennes casernes (terrain occupé aujourd'hui par le lycée) a été édifié un monument en l'honneur des soldats du 120e Régiment d'Infanterie, qui quitta Stenay pour participer à tous les combats de 14 - 18 : Bellefontaine (Belgique), l'Argonne, la Champagne, la Somme, Verdun.

Cervisy

Le faubourg nord de Stenay marqua la limite sud des combats de mai - juin 1940, mais n'eut pas à en souffrir. Une inscription gravée sur le mur de la chapelle rappelle que 14 militaires français ont été enterrés à son chevet et que trois habitants de Cervisy sont morts au cours du conflit.

WISEPPE

Le monument aux morts inauguré récemment remplace le traditionnel poilu. Il est dû à Claude Becq, artiste meusien né à Charny. Il représente des flammes renaissant de leurs cendres et s'élevant vers le ciel. Emergeant de ces cendres, on reconnaît des drapeaux soutenus par des ailes. Ce symbole de paix a été placé sur l'ancien socle de marbre et mesure 2,30 m.

ARCHITECTURE MILITAIRE

Ancienne place-forte commandant la vallée de la Meuse, le nord du duché de Lorraine puis la frontière, la ville de Stenay possède encore quelques vestiges de fortifications. Mais elle a aussi conservé plusieurs bâtiments militaires qui permettent de reconstituer l'histoire du casernement depuis le 17e siècle :

" Stenay la Lorraine " appartint à la France entre 1537 et 1544. C'est certainement en 1542 que François Ier fit construire dans la citadelle un magasin aux vivres ou magasin aux blés, excellent, disait Vauban, pour la conservation des grains et des eaux de vie de la garnison. Il fut sans doute rehaussé après le siège de 1654 ; il était construit sur deux niveaux de caves voûtées et comportait deux niveaux de greniers. Le bâtiment fut transformé et agrandi en 1879 pour abriter une malterie qui fonctionna jusqu'en 1914.Depuis 1986, il accueille le Musée Européen de la Bière.

A côté, à l'intérieur de l'ancienne place d'armes de la citadelle se dressent toujours les premiers bâtiments militaires de la citadelle moderne. Construits à la fin du XVIe ou au début du XVIIe siècle, ils abritaient une caserne de cavalerie et les magasins aux armes et aux affûts. On trouve toujours dans ce quartier le logement du lieutenant de roi et l'hôtel du gouverneur.

Dans la ville (rue André Theuriet) subsistent quelques éléments des casernes de cavalerie construites aux frais de la ville en 1632 pour supprimer le logement des militaires chez l'habitant. La brique utilisée pour sa construction lui a valu le surnom de " quartier rouge).

Le " grand quartier de cavalerie " a été construit aux frais de la ville entre 1747 et 1750. Il a été édifié entre la ville et la citadelle, à un emplacement laissé libre après le démantèlement des fortifications. Les écuries du rez-de-chaussée pouvaient accueillir 320 chevaux ; au premier étage se trouvaient 48 chambres pour 434 hommes. Le deuxième étage était un magasin à literie et les combles restaient à la disposition du prince de Condé pour faire sécher le tabac. La " caserne " fut transformée en logements populaires après 1954et l'incendie de 1988 permit sa réhabilitation.

Enfin, les " baraquements " ou caserne Chanzy Nouvelle ont été édifiés en 1913 comme " camp léger ". C'est aujourd'hui une zone artisanale, après avoir accueilli un escadron de gardes mobiles jusqu'en 1971.

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