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Patrimoine Economique

Découvrez le patrimoine économique de Stenay et ses environs village par village.

Bâalon

Bâalon

A l'entrée du village, une grande bâtisse se particularise des fermes lorraines traditionnelles. Il s'agit de la maison d'un négociant en grains du XIXe siècle, dernier témoin de l'activité importante et de la richesse de ce corps de métier. Elle se caractérise par un monte-sac, à gauche, permettant de répartir les céréales dans les étages, dans d'immenses greniers situés de part et d'autre et au dernier niveau.

CESSE

Dans le centre du village se dressaient les bâtiments d'une brasserie relativement importante pour l'époque, bien que se trouvant en pleine région viticole. Une brasserie existait déjà à Cesse avant 1775. Le bâtiment actuel a été construit par Louis Raucart en 1843 mais l'activité de brassage s'arrêta en 1866. Seule subsiste aujourd'hui l'aile nord (à gauche) qui abritait la malterie. Les autres bâtiments ont disparu en 1914 ou ont été transformés en exploitation agricole.

HALLES-SOUS-LES-CôTES

Halles possède de nombreuses façades du XIXe siècle ayant appartenu à des vignerons qui pratiquaient également le colportage, vendant " bimbeloterie, bonneterie, chaussures, épicerie, lingerie, mercerie en crépins et mercerie en toile " mais aussi vanniers et matelassiers ambulants". Ils rapportaient souvent de leurs longs voyages des plantes, arbustes et arbres " exotiques " qu'ils plantaient sur leurs petites propriétés et qu'on retrouve encore aujourd'hui sur tout le territoire. Ces façades caractéristiques sont pour la plupart ornées d'un poirier ; les linteaux de portes, datés, sont décorés de plantes allégoriques.

LANEUVILLE-SUR-MEUSE

La construction accueillant aujourd'hui la mairie, la poste et l'école, est l'ancienne maison du brasseur local, dont les bâtiments industriels étaient construits à l'arrière ; il en subsiste également la malterie, aujourd'hui transformée en appartements. La brasserie de Laneuville existait déjà au XVIIIe siècle. Son développement vers 1830 entraînera la construction des bâtiments actuels. L'activité de brassage a cessé en 1851 ou 1852.

NEPVANT

L'ancien moulin de Nepvant présente la particularité d'être alimenté par une eau captée à la source. C'est une belle construction du XIXe siècle, rendue plus solide encore par de puissants contreforts, inhabituels en architecture civile. Le moulin Lorin est resté en activité jusqu'en 1940. C'est dans cette famille qu'est né au XIXe siècle le maître verrier de Chartres Nicolas Lorin.

OLIZY-SUR-CHIERS

La brasserie d'Olizy fut fondée au XVIIIe siècle et, jusqu'en 1912, date de sa fermeture, elle resta dans la même famille, dont les membres furent également brasseurs dans de nombreuses communes de la Meuse et des Ardennes. On leur doit aussi la construction à Olizy de l'église, de la mairie, de l'école, des lavoirs, du cimetière et l'adduction d'eau. La propriété se composait d'une maison de maître (datée 1860), d'une partie agricole (écuries et grange) et, à droite, de la brasserie elle-même. La haute touraille surmontée de la traditionnelle girouette a été détruite en 1977.

POUILLY-SUR-MEUSE

La centrale électrique est le témoin d'une expérience avortée : la construction d'une usine de pâte à papier à Pouilly après 1910, usine qui arrêta sa production en 1914. C'est à partir de 1920 qu'une nouvelle société construira une papeterie à Stenay et que la centrale de Pouilly fournira l'électricité nécessaire à cette nouvelle usine (dès 1925) ainsi qu'à la commune de Pouilly (1926). La centrale électrique, automatisée, est toujours en activité.

STENAY

Les arcades de StenayAppelées localement " arcades ", les galeries marchandes de Stenay semblent anciennes.

Elles existent déjà au XVIe siècle et n'ont donc aucun rapport avec les Espagnols qui résidèrent dans la citadelle de Stenay vers 1650.

Elles constituaient à l'origine un ensemble complet sur les deux places, s'étendaient dans la rue des Orfèvres (rue Général de Gaulle) et la place Jean Ancel.

Les constructeurs ne suivirent aucune règle urbanistique et même les piliers sont tous différents. Elles permettaient la circulation et le commerce à l'abri des intempéries.

C'est Alphonse Boudet qui installa une forge à Stenay le long de la Meuse en 1776, à la demande du prince de Condé. Il profitait de la présence de bois et de minerai dans la région, déjà exploités par de nombreuses petites forges. Du XVIIIe siècle, elle a conservé une série d'habitations et un bâtiment quadrangulaire à clocheton, qui fait penser aux hauts-fourneaux de l'époque. Son activité a cessé en 2005.

Un premier moulin existait déjà à Stenay en 1239. Moulin à grains à l'origine, il s'adjoignit ensuite une activité de moulin à planches, huilerie et moulin à ciment. Le bâtiment actuel semble dater des XVIIIe - XIXe siècles et a perdu son activité en 1914. C'est une vaste construction, solide et percée de nombreuses ouvertures.

Construite en 1836 par Grégoire Quinard, la brasserie de la rue Albert Toussaint (ancienne rue des Religieuses) brûla en 1844 et 1852, date de sa fermeture. La façade n'a pratiquement pas changé, hormis le percement d'une porte de garage. C'est une petite brasserie urbaine à quatre travées. On trouve successivement, de droite à gauche, une écurie, le germoir de la malterie, la salle de brassage et la touraille inclinée, et une cave. L'inscription obligatoire " BRASSERIE " apparaît encore, peinte sur le linteau de la salle de brassage.

C'est en 1899 que Félix Francier se porta acquéreur d'une collerie au lieu-dit Blanche Fontaine. Jeune diplômé de l'Ecole de Brasserie de Nancy, il voulait profiter d'une eau d'excellente qualité pour construire une brasserie qui devint rapidement aussi importante que celles de la région. Il produisait uniquement une bière de fermentation haute, comme le voulait la tradition. Le bâtiment de brasserie n'a pas changé et s'apparente plus à l'architecture civile : maçonnerie de briques, ouvertures bien ordonnées ; seule l'inscription " BRASSERIE " au-dessus de la porte permet encore de la distinguer.

L'ancien magasin aux vivres de la Citadelle fut transformé en 1879 en malterie. Le nouveau propriétaire fit construire à chaque extrémité une touraille, pavillon carré servant à sécher l'orge germée ou malt vert. La construction d'une touraille s'assimile aux chevalements de mines et se reconnaît à la haute toiture à quatre pans. Au sommet, une girouette permet d'évacuer les gaz et la chaleur. Ici, elle a pris comme symbole l'archange Gabriel jouant de la trompette et tenant une couronne de laurier à la main. Elle porte également le nom de " Renommée ".

C'est en 1695 que fut créée par Louis XIV la première poste aux chevaux de Stenay. L'emplacement choisi était judicieux : un vaste immeuble à un étage sur la place d'Armes, au centre de la ville, l'abri des arcades pour protéger les voyageurs, et d'importantes dépendances à l'arrière. La poste aux chevaux a fonctionné jusqu'en 1868. Une plaque commémorative a été placée sur un pilier en 1995, lors de l'émission du timbre " Malterie de Stenay ".

La construction de la centrale électrique en 1922 marque le début de l'industrie papetière à Stenay. Grosse consommatrice de courant électrique, la papeterie disposait de deux centrales, à Stenay et Pouilly. Celle de Stenay est située à l'extrémité d'un canal de fuite de 120 m de long, 26 m de large et 2,60 m de profondeur ; la chute d'eau est de 1,20 m. En 1925, elle était équipée de trois turbines et deux alternateurs. La centrale se présente comme une grande halle aux larges baies. Les architectes ont utilisé une alternance de briques rouges et blanches.

L'ancienne pâtisserie Vax offre sans doute la façade la plus décorée de Stenay. Ce magasin (rue Pasteur) célèbre à Stenay et dans la région produisait de nombreuses pâtisseries, des sucreries, tartes flambées et pâtés en croûte. Les linteaux des ouvertures sont en arc déprimé. Le nom des propriétaires a été sculpté au-dessus de la porte d'entrée. Les têtes des époux Vax sont taillées dans la pierre au-dessus des fenêtres du premier étage, entre des guirlandes de fleurs. Chaque ouverture des étages est protégée par un balconnet de fer forgé. Une lucarne a été posée sur le brisis du toit à la Mansart et a reçu la même décoration que le reste de la façade.

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